Inutile d’exposer plus avant les dégâts imputables au salariat, tant ils sont aujourd’hui connus et répertoriés. On se bornera à rappeler que certains clichés ont la vie dure. Par exemple, l’idée reçue selon laquelle un salarié n’est jamais aussi performant que lorsqu’il est bien dans sa peau. Soyez pimpant, joyeux et vous bosserez deux fois mieux ! Une étude menée récemment par deux scientifiques canadiens a permis de tordre le cou à cette fausse évidence. Robert Sinclair et Carrie Levis, psychologues à l’Université d’Alberta, ont longuement étudié le comportement des salariés d’une entreprise d’équipements électroniques, évaluant leur rendement, analysant leurs erreurs, mesurant leur entrain à la tâche. De ces travaux, il ressort que le salarié maussade ou dépressif est deux fois plus rentable que le collègue ayant le sourire aux lèvres. Efficacité au labeur et joie de vivre sont rigoureusement antinomiques. L’explication en est simple : mieux l’on est dans sa peau, et moins l’on est porté à se laisser verrouiller l’esprit par les porte-clés malsaines de la hiérarchie. Inversement, plus on est cafardeux, et plus on cherchera le réconfort dans l’amère satisfaction du travail accompli. « Chanter en travaillant » n’est pas seulement exceptionnel : c’est contre-productif. De là à conclure que le travail est mauvais pour le moral, il y a un pas dont l’on s’étonne qu’aussi peu de gens le franchissent.
Ecrit par : Etienne | 30.03.2007
Pourtant, le travail rend libre. Vive la semaine de 135 heures.
Commentaires
Puisque c'est mon sujet phare de ces 28 dernières années, je livre un extrait passionnant qui se trouve ici sinon :
http://www.homme-moderne.org/rienfoutre/volem/cyran.html
Inutile d’exposer plus avant les dégâts imputables au salariat, tant ils sont aujourd’hui connus et répertoriés. On se bornera à rappeler que certains clichés ont la vie dure. Par exemple, l’idée reçue selon laquelle un salarié n’est jamais aussi performant que lorsqu’il est bien dans sa peau. Soyez pimpant, joyeux et vous bosserez deux fois mieux ! Une étude menée récemment par deux scientifiques canadiens a permis de tordre le cou à cette fausse évidence. Robert Sinclair et Carrie Levis, psychologues à l’Université d’Alberta, ont longuement étudié le comportement des salariés d’une entreprise d’équipements électroniques, évaluant leur rendement, analysant leurs erreurs, mesurant leur entrain à la tâche. De ces travaux, il ressort que le salarié maussade ou dépressif est deux fois plus rentable que le collègue ayant le sourire aux lèvres. Efficacité au labeur et joie de vivre sont rigoureusement antinomiques. L’explication en est simple : mieux l’on est dans sa peau, et moins l’on est porté à se laisser verrouiller l’esprit par les porte-clés malsaines de la hiérarchie. Inversement, plus on est cafardeux, et plus on cherchera le réconfort dans l’amère satisfaction du travail accompli. « Chanter en travaillant » n’est pas seulement exceptionnel : c’est contre-productif. De là à conclure que le travail est mauvais pour le moral, il y a un pas dont l’on s’étonne qu’aussi peu de gens le franchissent.
Ecrit par : Etienne | 30.03.2007
Pourtant, le travail rend libre. Vive la semaine de 135 heures.
Ecrit par : Jean d'artois | 31.03.2007
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