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20.06.2007

Behind my window

Mon amour,
Tu n’es pas parti
Au port, t’armer contre le vent
Ecorcher tes mains sur de lourdes chaînes
Tes mains
Que j’embrasserais, le soir venu, surtout là et là
Où la rouille a laissé comme des traces de henné

 

Mon amour,
Tu n’es pas allé
Te glisser dans une combinaison ignifugée
Cuivre et argent sur laquelle on peut lire 
Mars 451, en hommage au vieux Ray
Cette fois, ils l’ont fait. Ils vont poser leurs empreintes
En forme de fusée dans de la terre rouge.
Et toi, mon amour, tes pas ne laisseront
Que de la boue car aujourd’hui, vois-tu, il pleut.

 

Mon amour,
Tu n’es pas descendu
Dans la nuit du fond de la Terre
Cogner dans la pierre noire, te coller
Une poussière empoisonnée dans les poumons
Ni dans tes yeux clairs que nul rouge sang
Ne viendra enflammer.
De toutes façons, ça n’existe plus.

 

Mon amour,
Je sais,
Tu veux simplement
Respirer, te laisser guider par le hasard
De nos rues, nul danger ne te guette
Mais comprends, je m’inquiète alors
Pour patienter
Et laisser repousser mes ongles,
Je pars
Faire le tour du monde
Je ne serai pas longue,
Mon amour.

Commentaires

j'aime beaucoup çui là
les autres aussi
ecris encore
quand on fait le tour du monde
à quel moment c'est le retour?

Ecrit par : MP | 22.06.2007

j'aime beaucoup ton ode irlandaise à la harpe

Ecrit par : pascal | 27.06.2007

Le retour? En fait, tout dépend de où on part. Si pas de point de départ, pas d'arrivée. Point besoin de penser au retour, donc!

Ecrit par : O. | 30.06.2007

non pas d'accord
si on part faite un tour fut ce celui du monde avec l'idée de revenir, le point de retour, c'est le point de départ.
Dans l'autre cas c'est la nostalgie qui décide.
Ou le manque de pognon.
Mais les retours peuvent être aussi beaux que leurs départs

Ecrit par : MP | 30.06.2007

Et tu es sais quelque chose, pas vrai?

Ecrit par : O. | 30.06.2007

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