22.01.2008
Pas besoin d'être un grand analyste politique
Mon fils est un génie, mais vous le saviez déjà, et puis cela n'a rien d'étonnant, ceci expliquant cela hu hu.
Donc, hier, après la soupe poireaux- pommes de terre, maison, je précise, mon fils me résuma fort bien la situation:
"Moi si j'étais Nicolas Sarkozy, je serais pas président de la république...
C'est vachement dur d'être président,
Et il s'en rend même pas compte!"
08:26 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
21.01.2008
Dallas
Dallas chante et je la suis
J'ai attrapé sa taille
Nous naviguons à vue
Elle porte un T.shirt noir
"Belle et rebelle"
En lettres d'or
Elle chante, seins en avant
Je ris alors
Elle se tourne vers moi
"Quoi encore?"
Je secoue la tête
Elle est simplement
Tellement réelle.
15:59 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Juin, quelque part
J'ai entendu toute la nuit
Les claquements de tes pas
Rythmés par une chanson de Tuxedomoon
Tu buvais de la bière en canette
Tu passais ta main dans ton dos
La fermeture éclair glissait
Juste assez pour que ta main saisisse
Une autre bière tiède.
Il était tard et le soleil se couchait
Et tu ne voulais pas arriver
Tu marchais d'un pas rageur
Une, deux
La bière valsait dans ton ventre
Tu avais des pensées rageuses
Que tu marmonnais parfois
Comme
"Personne n'a dit que ce serait facile"
13:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2008
Comptine écrite par Léo
... à l'attention de mes (futurs) élèves de maternelle
Un cheval était dans une cale
Et organisait un bal
Il installe les projecteurs
C'est à moitié un monteur de bal
A moitié un explorateur
20:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.01.2008
Pour M.P.
Robinet qui fuit
Goutte à goutte
A l'autre bout du monde
Bidonville de Lima
Il est étendu
Matelas rayé
Combien de temps devrai-je supporter
Ce bruit obsédant?
Je ne suis pas comme dans ce film
Dans lequel cette femme
Entendait dans les bruits de l'enfer
De la musique.
Genre fleur du pavé
La beauté dans la misère.
Il est assis
Matelas rayé
Combien de temps lui faudra-t-il
Pour se décider à ne plus
Cogner dans mes tempes?
Goutte à goutte
Dans l'évier
Mais, se souvient-il
Il n'y a pas d'évier.
Robinet qui fuit
Il persiste:
C'est un
Robinet qui fuit.
La beauté dans la misère, mon cul.
Goutte à goutte,
Le sang de sa main
Et c'est tout.
17:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.01.2008
Zoli
13:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
2008
09:13 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.12.2007
Notre nouvelle maison
18:00 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Givre
Pas la peine de penser à retranscrire le dialogue des ouvriers entendu dans le bus ce matin. Je n'aurai pas le temps.
Pas le temps pour la nuit glaciale
Ni pour le lever de soleil qui peine.
Pas le temps.
C'est dommage, c'était beau.
Pas le temps non plus d'écrire les poignées de mains de ces hommes à l'homme assis à côté de moi. "Salut Julien!"
Travailleur social, il me semble.
Je le connais d'un temps assez lointain (dix ans?)
Si ça se trouve, il n'est pas travailleur social.
Si ça se trouve, les hommes qui parlaient dans le bus ne sont pas des ouvriers.
On s'en fout, c'était tout simplement magnifique
Et maintenant, c'est le néon.
Un homme pontifie sur le sens à construire et sur l'absurdité du monde pédagogique mathématique.
Mes yeux se ferment.
Mon dos est douloureux.
J'ouvre ma gueule juste pour dire qu'il ne faut pas acheter Ikéa.
Mails ils n'avaient qu'à pas parler d'Ikéa, merde.
C'est comme hier, cette collègue qui se réjouissait qu'on instaure ("Enfin!") un service minimum pour les jours de grève, "par respect pour les usagers".
Les usagers, quoi, tu veux dire toi? Moi? Tu veux parler des masses qui partent trimer pour un salaire de merde et qui s'entassent dans les trains ?
Tu veux dire que c'est scandaleux qu'ils n'aillent pas se bousiller les mains, le dos, l'esprit et l'envie de vivre parce que, ce matin, le train ne partira pas?
13:12 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.11.2007
Six ans et demi
Il ne veut pas de ce pull. Le tout doux à sa taille.
A cause des nounours brodés dessus
"Je ne peux pas"
Dit-il le plus sérieusement du monde
Il pleure en haut des escaliers
"Viens dire au-revoir à ton pote. Tu le reverras très bientôt"
"Non, c'est pas vrai"
"Je te le promets"
...
...
"Allez, viens"
"Attends, on voit encore que j'ai pleuré. Attends une minute et je descends"
Il dit:
"Aujourd'hui on a écrit à des enfants d'une autre école.
Des enfants africains.
On devait poser des questions, et moi
J'ai demandé comment on faisait pour respirer dans le désert"
"Ah, c'est intéressant comme question!"
"Oui. Et Emma elle a demandé quels animaux il y avait dans leur pays"
"Ca aussi c'est intéressant"
"Oui, on a posé des questions intéressantes. Emma et moi"
Et j'ai goûté la saveur de ses mots dans sa bouche. Emma et moi.
18:37 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

www.artisnotdead.fr